Du  » check, 1, 2  » au  » ok, c’est dans la boite !  » voici les 7 étapes d’une session d’enregistrement en studio. 
Avant le jour de la session d’enregistrement 

 

 

1. la discussion avec les artistes.

photo discussion avec artistes Audiocratiestudio blog
Les jours qui précèdent la session d’enregistrement, il est assez logique qu’une discussion légère, amicale, autour d’un verre par exemple s’impose avec les musiciens.

Cela permet tout naturellement de former un contexte, une bulle de confiance entre l’ingénieur du son et les artistes avec qui il travaillera.

On écoute une éventuelle maquette ou un live, capté d’un smartphone du morceau futur à enregistrer, on s’intéresse à la sonorité globale qu’ils désirent obtenir, leurs musiques de références, etc.

On prévoit également la date pour la session d’enregistrement ainsi que les disponibilités de chacun.

Cette étape, à priori évidente et qui sort de la sphère technique d’un enregistrement en studio est beaucoup trop minimisée, car même les meilleures conditions réunies pour une bonne sociabilité demandent un temps de latence minimum et il y a tout à gagner à ce que ce temps de latence se passe avant le jour de l’enregistrement.

Le jour de la session d’enregistrement 

 

 

2.  choix du son des amplis, synthés, montage de la batterie, discussion sur la structure du morceau et briefing du déroulement des prises de son.

En tout début de session, on place le matériel, les instruments, on monte la batterie en s’assurant que les peaux soient neuves et que les cordes des éventuelles guitares acoustiques soient changées.

Un temps nécessaire est accordé aux choix des réglages du son des amplis et des synthés pour le morceau, qu’ils soient hardwares ou virtuels.

Il ne s’agit pas à ce stade de triturer en détail la sonorité mais d’obtenir une bonne base général du son qui convient aux musiciens pour le confort de leur jeu et qui donne la direction au morceau pour le futur mixage.

la structure du morceau, la progression des accords, la signature rythmique et le déroulement des différentes prises de son sont également abordés et discutés.

3. Une écoute brute, élémentaire.
écoute brute Audiocratiestudio blog
Avant de placer un micro ou de toucher à un pré-amplis, la toute première chose à faire et qui est communément négligée, c’est l’écoute brute de l’instrument, de la voix, de la source sonore telle qu’ils sonnent dans l’endroit ou ils seront enregistrés.

Par exemple, pour l’enregistrement d’une guitare acoustique, on place le guitariste à l’endroit ou il va être enregistré, on lui demande de jouer quelques mesures du morceau et on écoute tel quel, sans casque, sans aucun médiateur.

Aucun cinéaste digne de ce nom ignorera l’étape du repérage d’un lieu intéressant avant d’y placer la moindre caméra, c’est le même principe pour une prise de son.

Garder l’empreinte sonore naturelle de l’instrument à l’endroit de la prise va aider grandement par la suite lorsqu’il s’agira de placer un micro et d’écouter au casque ou en régie le résultat que l’on aura obtenu.

 

4. Choix des micros et premier placement. 
Micros studio Audiocratiestudio blog

On peut à ce stade, commencer à choisir le type de micro qui sera le plus adapté pour l’instrument tout en imaginant le son dans le contexte du morceau.

On fait les premiers placements et on écoute en direct avec un casque pour les tests d’enregistrements à venir.

5. Réglages des gains d’entrées et ajustements des casques pour les musiciens.
préamplis apollo gain d'entrée Audiocratiestudio blog
casque Shure Audiocratiestudio blog
Le réglage du casque des musiciens pour optimiser leur confort est une étape primordiale si l’on veut obtenir le meilleur de leur prestation, chacun doit s’entendre correctement sans que l’un n’empiète sur l’autre.

Le niveau d’entrée des préamplis et de la carte son doivent être assez bas pour éviter toute forme d’écrêtage, de saturation destructive du signal, mieux vaut enregistrer trop bas que trop fort.

A l’heure actuelle, la qualité de fabrication des cartes son ainsi que des préamplis ne possèdent plus de souffle dérangeant lorsqu’ils enregistrent une source, il est donc totalement inutile et risqué d’enregistrer à un haut niveau d’entrée.

6. Enregistrement.
Bouton rec tape recorder Audiocratiestudio blog

Nous y voilà ! l’étape ou l’on presse ce fameux bouton REC.

On enregistre les premières prises, déplacement et réajustement éventuel des micros.

Le but ici est d’enregistrer plusieurs fois des bonnes prises que l’on garde pour du comping (terme anglais désignant le fait d’assembler les meilleurs passages d’une prise de son enregistrée un nombre de fois )

On fait toutes les prises de son nécessaires qui composent le morceau.

7. L’écoute finale du morceau avant la clôture de la session.
Chinooks listening room Audiocratiestudio blog
C’est l’étape où l’on oublie l’aspect technique de la session, on se pose tranquillement et on écoute d’une oreille détachée le morceau en mettant à l’avant plan l’aspect ressenti, ce qui s’y dégage et la cohérence musicale.

Après l’écoute, une ou deux éventuelles prises de son sera à refaire mais globalement, toute la matière y est.

La session est terminée, la prochaine étape est le mixage.

2 Commentaires

  1. Fanny

    Article intéressant qui permet de se rendre compte de la « vie » d’un studio ainsi que toutes les étapes indispensables.

    Réponse

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