Statique ? dynamique ? cardioïde ? hypercardioïde ? corticoïde ?
Non ! Dans cet article, il ne s’agira pas d’aligner tous ces termes techniques et de détailler l’univers de la prise de son qui n’auraient pour effet que de répugner à jamais l’envie de vous offrir votre premier micro. 

Tout comme le choix de votre casque audio , les deux questions à vous poser sont :
quel est mon budget maximum ?
A quoi va t’il le plus me servir ?

On est tous d’accord pour dire qu’on a bien saisi qu’un micro était un objet qui capte et réagit aux sons qu’on lui envoie sur la tronche ( tronche étant évidemment un terme très très technique qui remplace celui de membrane) sauf que, tout comme chez l’homme, certains micros sont autistes, d’autres très ouverts et tolérants, certains fragiles et d’autres coriaces.

Disons les choses simplement, les deux grandes catégories de micro sont : les « très sensibles » (qui ont besoin d’une alimentation supplémentaire) et les « moins sensibles » (qui n’ont pas besoin d’une alimentation).

Les « très sensibles » réagissent beaucoup plus précisément aux sons et aux subtiles variations de pression de l’air, ce qui leur donne comme atout principal de ne pas être timide pour capter le son tel qu’il est dans les détails.
Mais comme tout grand sensible, il est plutôt fragile aux coups de pression et aux chocs éventuels.

Les « moins sensibles », comme vous le devinez sont moins précis dans la captation de tous les détails du son mais puisqu’ils sont assez coriaces, ils réagissent sans problèmes aux coups de pression et aux chocs.

Soyons un peu plus exhaustifs, parmi ces deux grandes catégories, gravitent plusieurs sous types de micros qui possèdent leurs propres caractéristiques.

Il y a ceux qui captent principalement le son qui leur arrive de face (majoritairement utilisés), ceux qui captent le son provenant de face et aussi de derrière, ceux qui captent à 360 degrés et certains qui permettent même de choisir entre ces différentes manière d’enregistrer.

La plupart des micros sont conçus pour du mono mais ils en existent également des stéréos qui ont obligatoirement deux têtes (si nous ne possédions qu’une seule oreille collée sur le front, nous serions dans l’impossibilité de percevoir la stéréo).

 

 

 

Prenons quelques situations concrètes parmi lesquelles le choix d’un micro s’impose :

– Vous souhaitez enregistrer vos superbes « riff » de guitare acoustique, de chez vous, dans une pièce qui n’est pas traitée acoustiquement, mais ce n’est pas tout, vous avez également envie de poser de temps en temps votre chaleureuse voix sur ces magnifiques « riff« .

Dans ce cas, un micro « très sensible » (donc qui nécessite d’être alimenté) est un bon choix de départ. Puisque votre pièce n’est pas traitée acoustiquement, il serait inconvenant d’opter pour un micro captant à 360 degrés qui n’atténuera pas les résonances et la réverbe nauséabonde de cette pièce. Un micro qui se focalise sur le son provenant de face est le meilleur choix.

En voici un, excellent pour son prix :

https://www.thomann.de/gb/rode_nt1_kit.htm

 

 

-Vous avez envie d’enregistrer les répétitions avec votre groupe afin d’avoir une image globale du désastre… ou du chef d’oeuvre et d’en faire une démo ? Un « très sensible » ET stéréo est le meilleur choix.

En voilà un : 

https://www.thomann.de/gb/zoom_h1n.htm (l’alimentation supplémentaire de ce micro portable est ici assumée par des piles)

 

 

 

– Vous aimeriez avoir votre propre micro pour vos soirées karaoké et en faire profiter les amis qui vous accompagnent ? Un « pas très sensible » mais coriace est un choix judicieux. Vous pouvez en faire baver à ces micros (et même baver dessus), ils vous tiendront tête.

Voici la légende du micro de scène : (avec son nettoyant, en prime s’il vous plaît)

https://www.thomann.de/gb/shure_sm58_lc_bundle_02.htm

 

 

La logique du contexte détermine le choix du micro, en fonction de ses caractéristiques mais en aucun cas, ils ne vous faut être expert ou geek audio pour acquérir fièrement votre premier micro